Le Manoir Maplewood à travers le temps

Le riche homme d’affaires et sénateur, Asa Belknap Foster, est né aux États-Unis en 1817. Il était le fils du Dr. Stephen Sewell Foster et de Mme Sally Belknap. Ceux-ci se sont installés à Frost Village avec leurs quatre enfants en 1822.

Après un séjour de près de 15 ans aux Etats-Unis, où il travaille avec son oncle, A.B. Foster est de retour au Québec à l’âge de 35 ans où il entreprend alors l’élaboration et la construction de plusieurs réseaux de chemins de fer reliant le nord des Etats-Unis à plusieurs villes du Québec.

Entre 1852 et 1872, il investira dans plusieurs sociétés, sera administrateur, directeur de banque et de grandes entreprises. Il fera construire, à ses frais, une gare et des ateliers mécaniques dans la ville de Waterloo, souhaitant ainsi en faire la plaque tournante du réseau ferroviaire du Québec.

En 1860, il se portera acquéreur de toute la partie sud du village de Waterloo et y implantera une série de voies carrossables, dont la rue Foster, un parc, un imposant hôtel ainsi que plusieurs maisons de briques.

Au cours de cette même période, il entreprend la construction d’un important moulin à scie, il finance diverses communautés religieuses pour l’implantation d’églises et offre des prix concurrentiels pour des terrains à toute personne désireuse d’y construire une maison, un commerce ou un magasin.

Entre 1857 et 1875, la ville aura passé de 200 à 2 000 habitants.

Son implication dans l’essor de l’agglomération de Waterloo, allié au prestige des postes qu’il occupe dans le milieu des affaires et dans les hautes sphères de la politique, contribue rapidement à faire de A. B. Foster, l’homme publique le plus en vue de la région. Il sera alors surnommé «Le roi des chemins de fer du Canada».

Alors qu’il atteint des sommets de popularité inégalée au milieu des années 1860, il entreprend de faire construire une imposante et luxueuse résidence au sommet de la colline recouverte d’érables, dominant le cadre bâti de Waterloo.

Les travaux de construction de la résidence et de ses dépendances débuteront en 1864 pour se terminer au cours de l’automne 1865.

Pour l’occasion, le sénateur Foster retiendra les services de John William Hopkins, l’un des architectes les plus en vue dans le milieu des affaires montréalais.

Asa Belknap Foster décèdera prématurément le 1er novembre 1877.


Suite à de nombreux revirements financiers, la majestueuse résidence de Waterloo sera vendue pour une somme symbolique à la Congrégation religieuse des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie en 1882.

Jusqu’en 1961, le Couvent Maplewood fera bénéficier son enseignement rigoureux aux jeunes filles des régions avoisinantes ainsi qu’à celles de familles bourgeoises établies aux Etats-Unis.

Suite à la reforme scolaire de 1960, le couvent devra cesser ses activités en lien avec l’enseignement et deviendra un lieu de villégiature, de retraite et de convalescence pour les religieuses de la Congrégation.

En 1989, la décroissance le la population religieuse amènera la Congrégation à se départir de l’ancien Couvent Maplewood.

Restera ancrée dans la mémoire de plusieurs ayant fréquenté le Couvent, l’influence de Sœur-Louis-De-Sainte-Marie (Mariette Dubreuil). Elle aura consacré l’ensemble de sa carrière à l’enseignement de la peinture et s’éteindra en 2010, à l’âge 101 ans.

Entre 1989 et 2012, deux propriétaires se sont succédé et le Manoir a été laissé à l’abandon et les lieux se sont considérablement dégradés jusqu’à ce que les occupants actuels en fassent l’acquisition en juillet 2012.

Après plus de deux ans de travaux et de restauration, qui ont été effectués avec amour et passion et ce, afin de donner un nouveau souffle à ce joyau du patrimoine et de permettre la mise en valeur des lieux et de l’histoire de ceux qui l’ont occupé, c’est avec un grand plaisir que le Manoir Maplewood ouvre maintenant les portes de cette magnifique résidence.

Un charme contagieux

Franchir le seuil du Manoir Maplewood c’est reconnaître un endroit exceptionnel

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